Lettre financière du 24 mars 2026

Lettre financière

24 mars 2026

Bienvenue dans cette édition hebdomadaire de notre lettre financière, dédiée aux dynamiques des bourses américaines et canadiennes. La semaine écoulée (du 16 au 20 mars 2026), marquée par une volatilité persistante liée au conflit au Moyen-Orient (tensions US-Iran entrant dans leur quatrième semaine, avec des signaux mitigés d'apaisement via des discussions et reports de frappes, mais aussi des menaces persistantes et des craintes de prolongation), des swings extrêmes sur les prix du pétrole (pics vers 110-120 $/baril puis recul marqué vers 90-100 $ suite à des espoirs de négociations), et l'impact encore modéré du CPI US de février publié le 11 mars (stable à +2,4 % annuel, en ligne avec les attentes mais sans pleinement refléter les effets énergétiques récents), a vu les marchés clôturer en territoire globalement négatif sur la semaine, avec des reculs notables malgré des rebonds techniques intermittents. Les indices américains ont subi des pertes hebdomadaires (S&P 500 environ -1,9 %, Dow -2,1%, Nasdaq -2,1% sur la semaine close le 20 mars), touchant des zones de support importantes avant une stabilisation prudente en fin de période. Le TSX a affiché une résilience relative avec un recul plus modéré, soutenu par les secteurs énergie (bénéficiant des prix élevés antérieurs) et matériaux malgré les pressions globales. Alors que 2026 reste dominé par les incertitudes géopolitiques et les risques inflationnistes via l'énergie, les investisseurs évaluent les implications du CPI stable, scrutent tout signe d'escalade ou de désescalade du conflit, et anticipent l'impact sur la trajectoire des taux et des commodities. Explorons les faits saillants de la semaine du 16- 20 mars 2026 (en préparation de la semaine du 23-27).


Les marchés ont connu des swings intenses: rebond technique en début de semaine sur espoirs d'une résolution plus rapide du conflit (notamment lundi 23 mars avec des gains marqués: S&P 500 +1,1-1,15 %, Dow +1,4 %, Nasdaq +1,4 %), consolidation prudente puis pressions renouvelées mi-semaine sur craintes de prolongation et volatilité du pétrole, avant des mouvements mixtes en fin de période malgré des clôtures globalement orientées à la baisse sur la semaine précédente. 

États-Unis:

Le Dow Jones Industrial Average a clôturé la semaine autour de 45 577 points le 20 mars (recul hebdo ~2,1%), après des rebonds ponctuels (ex. vers 46 208 le 23 mars) puis des pertes marquées. Le S&P 500 a perdu ~1,9 % sur la semaine, clôturant autour de 6 506-6 632 selon les sessions, avec une brève incursion sous sa moyenne mobile à 200 jours avant un rebond technique. Le Nasdaq Composite a reculé ~2,1%, autour de 21 647 fin de semaine précédente, avec une volatilité accentuée sur les valeurs tech. Cette dynamique reflète les craintes persistantes d'inflation énergétique et de croissance ralentie dues au conflit, partiellement atténuées par le CPI stable et des espoirs d'apaisement.

Canada:

Le S&P/TSX Composite a affiché une résilience relative avec un recul modéré (autour de 1- 2% sur la période récente), clôturant autour de 31 300-32 500 points selon les sessions, soutenu par l'énergie et les matériaux malgré les vents contraires globaux et une rotation vers les secteurs défensifs.

Prix et variations clés (approximations basées sur les clôtures récentes) :

  • S&P 500 (SPY) : ~6 500-6 580 (recul hebdo ~1,9 %, avec swings intra-semaine marqués)
  • Dow Jones (DIA): ~45 500-46 200 (рertes ~2,1% hebdo)
  • Nasdaq (QQQ) : ~21 600-21 950 (pertes ~2,1% hebdo, volatilité tech élevée)
  • S&P/TSX Composite : ~31 300-32 900 (performance mixte avec soutien énergie)

Nouvelles économiques clés:

La période a été dominée par le conflit US-Iran impactant les prix du pétrole (volatilité extrême : pics vers 110-120 $ puis recul de plus de 10% un jour donné suite à des signaux d'apaisement, reports de frappes et spéculations sur des négociations). Le CPI US de février est resté stable à +2,4% annuel (+0,3 % mensuel), en ligne avec les attentes, avec un impact énergétique encore modéré (shelter et food comme principaux drivers). Les données sur l'emploi restent relativement stables (claims au chômage autour de 205-210 k). mais les craintes risk-off persistent face à l'inflation potentielle via l’éneraie. Au Canada. résilience via les commodities (énergie soutenue, matériaux mixtes). 

Transatlantique:

Les marchés US et canadiens ont partagé un biais négatif prudent, avec reculs liés aux risques géopolitiques et énergétiques, mais des rebonds ponctuels sur espoirs de résolution (Trump évoquant des points d'accord et reports d'actions avant contre-signaux).


Movers et Shakers:

États-Unis:

Pressions sur tech et cycliques (Nasdaq sous-performant), forte volatilité énergie (gains marqués quand pétrole monte, puis corrections), secteurs défensifs (consumer staples, utilities) relativement résilients. Small caps (Russell 2000) ont limité certaines pertes mais restent vulnérables. L'énergie ressort comme secteur phare YTD (+30 %+ dans certains cas).

Canada:

Énergie volatile mais soutenue par prix élevés; matériaux mixtes (cuivre/or fluctuants); rotation prudente vers défensifs.

À venir:

La semaine du 23-27 mars s'annonce volatile, avec focus sur les évolutions du conflit (tout signe de négociations ou d'escalade), prochaines données (PPІ, unemployment claims, potentiellement flash PMI), et discours ou commentaires Fed/Banque du Canada pour jauger l'impact inflationniste persistant de l'énergie sur les attentes de taux. 


Perspectives:

2026 reste challengé par le conflit géopolitique prolongé et les risques d'inflation via l'énergie, mais le CPI stable, les fondamentaux (IA, résilience énergétique US) et les rebonds techniques suggèrent un potentiel de stabilisation si les tensions s'apaisent. Les marchés montrent une résilience sous-jacente, avec un historique de pullbacks courts face aux chocs géopolitiques. Nous anticipons une volatilité élevée à court terme (autour des développements Moyen-Orient et données macro), mais un biais neutre à haussier à moyen terme si les risques diminuent et que l'IA/transition énergétique soutiennent la croissance. 

*Ce document est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs.