Lettre financière

Lettre financière

Charles K. Langford Inc. publie périodiquement une lettre financière sur la situation actuelle du marché.
Pour y accéder, cliquez ici.

(Exemplaire de la lettre financière hebdomadaire de CKL Inc.) 

Lettre financière du 10 mars 2026

Bienvenue dans cette édition hebdomadaire de notre lettre financière, dédiée aux dynamiques des bourses américaines et canadiennes. La semaine écoulée (du 2 au 6 mars 2026, avec extension aux premiers jours de la semaine du 9 mars), marquée par une volatilité extrême liée au conflit au Moyen-Orient (tensions US-Iran persistantes, avec escalade puis signes d'apaisement potentiel), une flambée puis un recul des prix du pétrole, et des données économiques mitigées, a vu les marchés clôturer en territoire globalement négatif sur la semaine précédente, mais avec un rebond marqué lundi 9 mars suivi d'une stabilisation prudente. Les indices américains ont subi des pertes hebdomadaires notables (Dow -3 %, S&P 500 -2 %, Nasdaq -1,2 % environ sur la semaine close le 6 mars), avant de récupérer partiellement en début de semaine du 9, tandis que le TSX a montré une résilience relative malgré un recul de ~3-4 % sur la période récente, soutenu par les secteurs énergie et matériaux. Alors que 2026 reste marqué par des incertitudes géopolitiques majeures et des craintes inflationnistes liées à l'énergie, les investisseurs scrutent les signaux d'apaisement du conflit et les données inflationnistes imminentes pour anticiper la trajectoire des taux. Explorons les faits saillants de la période récente (fin février-début mars 2026, focus sur la transition vers la semaine du 9-13 mars).


Les marchés ont clôturé la semaine précédente sur une note négative, avec des reculs marqués dus à la hausse du pétrole (pics près de 120 $/baril) et aux craintes sur l'inflation et la croissance, mais un rebond technique lundi 9 mars (S&P 500 +0,8 %, Nasdaq +1,4%) suite à des espoirs d'une résolution rapide du conflit, avant une consolidation prudente mardi.

États-Unis:

Le Dow Jones Industrial Average a reculé d'environ 3 % sur la semaine close le 6 mars, terminant autour de 47 500 points avant de rebondir à 47 740,80 (+0,5 % lundi 9). Le S&P 500 a perdu ~2% hebdo, clôturant autour de 6 740 points le 6, puis remontant à 6 795,99 (+0,8 % lundi) et se stabilisant à 6 781,48 mardi. Le Nasdaq Composite a baissé ~1,2-1,6% sur la semaine, autour de 22 387 fin semaine dernière, avant un fort rebond à 22 695,95 (+1,4 % lundi) et une stabilité mardi. Cette volatilité reflète les swings géopolitiques: craintes d'inflation énergétique puis soulagement sur une possible fin rapide du conflit.

Canada:

Le S&P/TSX Composite a affiché un recul d'environ 3,7 % sur la semaine récente (autour de 33 084 points fin semaine dernière), mais a rebondi légèrement en début de semaine du 9 (vers 33 189-33 270 points, +0,3 % mardi), soutenu par une rotation vers les techs et matériaux malgré les pressions sur l'énergie.

Prix et variations clés (approximations basées sur les clôtures récentes, fin semaine dernière et lundi 9 mars) 

  • S&P 500 (SPY) : ~678-680 $ (recul hebdo ~2%, rebond +0,8 % lundi 9)
  • Dow Jones (DIA) : ~477 $ (pertes ~3% hebdo, +0,5 % lundi)
  • Nasdaq (QQQ) : ~226-227 (équivalent index, pertes ~1,2-2% hebdo, +1,4 % lundi)
  • S&P/TSX60 (XIU) : ~46-47 $ (estimation sur base TSX ~33 000-33 200), performance mixte avec rebond récent

Nouvelles économiques clés:

La période a été dominée par les implications du conflit US-Iran sur les prix du pétrole (forte volatilité, pics puis recul vers 90 $), renforçant les craintes inflationnistes et risk-off. Les données sur l'emploi US récentes (février) ont été décevantes, avec un ralentissement du marché du travail contribuant aux pertes. Peu de releases majeures en début de semaine, mais un focus croissant sur le CPI US de février (prévu mercredi 11 mars), scruté pour évaluer l'impact énergétique sur l'inflation. Au Canada, résilience via les commodities malgré les vents contraires globaux.

Transatlantique :

Les marchés US et canadiens ont partagé un biais prudent à négatif, avec des reculs liés aux risques géopolitiques et énergétiques, mais un soulagement partiel en début de semaine du 9 sur des signaux d'apaisement (Trump suggérant une fin proche du conflit). 


Movers et Shakers:

États-Unis:

Rebond marqué sur la tech et Nasdaq lundi (tech + gains solides après craintes Al liées aux matériaux), tandis que l'énergie a fluctué violemment avec le pétrole. Les secteurs cycliques et industriels ont souffert des craintes de croissance, mais les small caps (Russell 2000) ont limité les pertes.

Canada:

Les techs (ex. Celestica +7% certains jours) et matériaux (cuivre en hausse) ont drivé les rebonds relatifs; l'énergie a été volatile mais soutenue par les prix élevés antérieurs. Les financières ont pesé légèrement.


À venir:

La semaine du 9-13 mars (9-15 incluant weekend) s'annonce chargée et potentiellement volatile:

  • Mercredi 11 mars : CPI US février (clé pour les attentes Fed, impact pétrole/inflation).
  • Autres: PPI US, unemployment claims, emploi Canada (février), et potentiellement PCE/core PCE en fin de semaine. Focus sur les discours et données pour jauger si l'inflation énergétique persiste ou si le conflit s'apaise, influençant les taux et commodities.

Perspectives:

2026 reste challengé par le conflit géopolitique et les risques d'inflation via l'énergie, mais les fondamentaux (IA, résilience US energy independence) et l'historique des marchés face aux chocs géopolitiques (pullbacks courts et shallow) suggèrent une stabilisation rapide si le conflit s'atténue. Le rebond de lundi montre une résilience, avec potentiel pour un retour haussier si le CPI se modère. Nous anticipons une volatilité élevée à court terme (autour des données inflation), mais un biais neutre à haussier à moyen terme si les risques s'estompent et si l'IA/transition énergétique soutiennent. Restez diversifiés, en privilégiant les expositions à la tech résiliente, aux métaux critiques, à l'énergie (avec hedges) et aux secteurs défensifs.

*Ce document est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs.